Baikowski : Profitez de la baisse !
L’action du producteur de minéraux industriels vient d’essuyer des prises de bénéfices après un beau parcours en 2025. Le départ du directeur général ne remet pas en cause la dynamique soutenue des ventes observée depuis plusieurs trimestres. Le titre devient bon marché et comporte toujours une dimension spéculative.

En baisse de plus de 10% depuis le début de l’année, l’action Baikowski reprend son souffle après avoir grimpé de 50% en 2025. Ce repli intervient après l’annonce surprise d’un risque de redressement fiscal estimé à 1,1 million d’euros et du départ de l’ancien directeur général, Benoît Grenot, plutôt apprécié des investisseurs au regard des récentes performances de la société spécialisée dans la fabrication de minéraux industriels de spécialité comme les alumines ultra pures et d’autres oxydes tels que les spinelles, luminophores ou zircones. Le risque fiscal est de nature ponctuel, tandis que le départ du directeur général ne remet pas en cause la dynamique de Baikowski dont le chiffre d’affaires a progressé l’an dernier de 6,3% (9% à taux de changes constants) pour atteindre 50,7 millions, grâce à une diversification progressive des débouchés vers de nouvelles applications industrielles à haute valeur ajoutée, notamment l’alumine pour céramiques techniques dédiées à l’électronique. La société n’a paradoxalement pas trop souffert de la morosité du marché automobile avec des facturations stables sur ce segment en 2025. Elle profite aussi de la montée en puissance des solutions destinées aux applications dentaire dans le médical.
Un actionnariat encore familial
Cette trajectoire positive devrait se poursuivre en 2026 alors que la direction confirme que les tendances de fonds sur les principaux marchés demeurent toujours bien orientées. Très internationalisé, avec 80% des ventes réalisées en Asie et sur le continent américain, Baikowski continue par ailleurs à se renforcer sur des marchés à fort potentiel, tirés par l’innovation comme le montre le projet innovant de décarbonation de la production d’alumine, en partenariat avec ECM Technologies, Saint Gobain et l’ICGM, dont l’entrée en phase de qualification industrielle est attendue dans les prochains mois. Après le doublement du résultat opérationnel et du bénéfice net au premier semestre, les résultats annuels devraient progresser significativement malgré le litige fiscal évoqué précédemment. Une hypothèse de bénéfice autour de 5,3 millions d’euros traduirait un multiple de capitalisation d’environ 14 fois et ce ratio tomberait à moins de 12 fois hors charge exceptionnelle. Sachant que la société dispose d’un bilan robuste. A fin juin, l’endettement net se limitait à 6,7 millions d’euros, soit seulement 13,9% du montant des fonds propres. Rappelons enfin que le dossier peut comporter une dimension spéculative dans la mesure où les actionnaires (Union Chimique à 29,1%, Famille Entremont à 26,6%, Provendis à 21,6%) ont déjà retiré de la cote l’ancienne société sœur, PSB Industries.