Quel regard portez-vous sur les comptes annuels de Wavestone ?
Pascal Imbert : Sans fanfaronnade, nous en sommes très satisfaits au regard de la violence de la crise sanitaire à laquelle nous avons dû face dès le premier trimestre de notre exercice (avril à mars). Je n’aurais jamais imaginé au début de cette pandémie Wavestone capable de délivrer une telle performance annuelle. Deux satisfactions en ressortent. D’abord l’exceptionnelle résilience du chiffre d’affaires avec un recul limité de 1% à 417,6 millions sur un marché du conseil resté très difficile tout au long de l’année en raison de la baisse des dépenses d’investissement des entreprises. La dynamique commerciale de nos équipes et de nos consultants a permis d’absorber une partie de cette contraction du marché grâce au gain de nouvelles missions. Deuxième source de satisfaction : le maintien d’une marge opérationnelle courante très correcte de 12,8%, seulement en léger recul de 0,4 point, qui reflète à la fois à la préservation d’un bon taux d’utilisation des consultants à 71% (après un creux à 63% au premier trimestre) et à un plan d’économies dépassé. L’objectif avec la sortie de crise est de retrouver un volume de dépenses du cabinet plus normatif pour accompagner la structuration et le développement de Wavestone et pour bien préparer l’avenir.