Fondé en 2001 par Guillaume Paoli et Nicolas Chartier, tous deux encore actionnaires à hauteur de 13,49% de la société, Aramis va tenter jusqu'au 16 juin au soir pour les investisseurs particuliers d'entrer sur le compartiment A du marché réglementé d'Euronext Paris. L'opération intervient sur un secteur des introductions en Bourse qui frôle l'indigestion. Mais cette filiale à 69,7% du constructeur franco-italien Stellantis a de quoi séduire. L'offre de titres réservée aux investisseurs institutionnels (90% des titres) a d'ailleurs été souscrite dès le premier jour de l'opération lancée le 8 juin. Fort d'une équipe de 1400 collaborateurs, d'un réseau de 60 agences et de trois sites industriels de reconditionnement des véhicules situés en France, en Grande-Bretagne et en Espagne, Aramis est aujourd'hui le leader européen de la vente en ligne de voitures d'occasion. Un marché estimé à 400 milliards d'euros appelé à accélérer sa digitalisation et la filiale d'Aramis souhaite justement entrer en Bourse de Paris pour disposer des moyens financiers de monter en puissance.