Votre premier semestre a surpris le marché par sa forte trajectoire de croissance. Expliquez-nous
Stéphane Gigou : Les analystes financiers ont sans doute sous-estimé la capacité de Trigano à tirer la quintessence de son outil de production dans un environnement de crise sanitaire très difficile marqué par des difficultés d’approvisionnement de certains composants, un réseau de distribution fermé en Grande-Bretagne et une cyberattaque subie en début d’année. Malgré ces nombreux handicaps, le chiffre d’affaires est parvenu à progresser de 17,6% sur le semestre. La dynamique aurait pu être encore plus forte sans cette attaque informatique dont le manque à gagner est estimé entre 3,5 et 4 points de croissance. Nous avons été en mesure de saturer notre outil de production et les mesures de protection sanitaire ont entraîné des réorganisations dans la chaîne de production qui ont permis d’accroître les gains de productivité. Par ailleurs, le confinement a réduit les dépenses de publicité, de déplacement et de participation aux différents salons autour du véhicule de loisirs. Au final, notre résultat opérationnel courant s’est apprécié de 69,5% sur le semestre pour s’établir à 151,4 millions à partir d’un volume d’activité en hausse de 17,6% à 1,37 milliard, reflétant une amélioration de 3,4 points à 11,1%.