- Quel regard portez-vous sur les comptes semestriels de la société ?
Sylvain Bechet : Le premier semestre s’est révélé contrasté. Avec comme point très positif, la forte reprise de nos activités en Asie et plus particulièrement en Chine où l’effet de la crise a été effacé avec un volume de revenus de 62 millions désormais supérieur à celui du premier semestre 2019 (50 millions). En revanche, les zones Europe et Amérique du sud étaient encore à l’arrêt jusqu’à la fin du mois de mai. Malgré cet environnement difficile et un chiffre d’affaires en recul de 21,4% à 209,8 millions, le groupe est parvenu à réduire de moitié sa perte opérationnelle courante ressortie à 23,7 millions. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette performance mais les dégâts ont pu être limités grâce à un mix-positif lié aux salons qui se sont tenus en Chine,, à un gros travail de réduction des coûts et à différentes aides et subventions obtenues de plusieurs pays (France, Belgique, Pays-Bas et Italie).
- Quels sont aujourd’hui les signes d’espoir vous permettant de tabler sur une reprise de l’événementiel ?
S. B : Le plus évident, dans la mesure où c’est un indicateur avancé, concerne la forte reprise de l’événementiel en Asie qui témoigne d’une demande importante des clients pour le retour à l’organisation de manifestations physiques et du besoin de convivialité en entreprises. En Europe et notamment en France, dès la levée des mesures de restrictions, des événements sportifs comme le tournoi de Roland Garros ou le grand prix de Formule 1 au Castellet avec des jauges de spectateurs ont été de francs succès. Enfin, notre carnet de commandes se remplit à nouveau.