Rares sont les sociétés déjà rentables et disposant d'un bilan sain qui cherchent à entrer en Bourse de Paris. C'est le cas de Grolleau, un acteur industriel créé en 1950 et spécialisé dans la fourniture d'équipements d'infrastructures (armoires urbaines pour l'énergie électrique et les télécoms et les bornes de rechargeable électrique pour la mobilité propre) destinés à accompagner les villes et les territoires dans le déploiement de la 5G, des objets connectés et de la voiture électrique. Malgré la crise sanitaire, Grolleau est parvenu l'an dernier à maintenir un excédent brut d'exploitation positif symbolique de 31000 euros à partir d'un chiffre d'affaires en baisse à 22,34 millions (contre 33,7 millions l'année précédente) imputable à la pandémie et à l'impossibilité de déployer les armoires urbaines dans les villes à la suite de la paralysie des services publics. Côté bilan, là aussi, la situation est très saine avec une trésorerie nette de 0,4 million pour des fonds propres de 7 millions. Pour cette année, Grolleau prévoit de revenir à une performance d'avant crise avec un chiffre d'affaires de 30 millions et une marge brute d'exploitation de 4% à 5%.