Le management d'Atos doit s'en mordre les doigts! En reclassant le 14 juin la participation résiduelle de 2,5% détenue dans Worldline à un prix de 33,4 euros proche des récents plus bas de 31,82 euros, le spécialiste de la transformation digitale a fait perdre à ses actionnaires 70 millions d'euros, une somme non négligeable représentant 5,3% d'une capitalisation au tapis, et apporte une nouvelle preuve de sa gestion déplorable. L'action Worldline a depuis repris 33% et figure sur la troisième marche du podium des plus fortes hausses de l'indice CAC 40 sur un mois derrière Renault et Hermès. Il est vrai que Worldline est sujet à une très forte volatilité sur les douze derniers mois, puisque nous avions allégé le 22 juillet 2021 la position figurant au portefeuille d'actions françaises à un cours de 82,90 euros avant que le titre de ce leader européen ne connaisse une véritable de descente aux enfers jusqu'à la sortie mi-juin d'Atos. Répertorié comme valeur de croissance avec un multiple de capitalisation de plus de 30 fois les profits, le titre a été pénalisé par la violente remontée des taux d'intérêt utilisés pour valoriser ce type d'entreprises en actualisant les flux de trésorerie futurs. Egalement pour la défense de Worldline, les mesures de restriction sanitaires mises en place pendant la crise sanitaire a longtemps handicapé la performance de sa principale branche d'activité : les services aux commerçants (68% du chiffre d'affaires).