Toutes les planètes étaient encore alignées pour Eramet au premier semestre. Dans un contexte marqué par un faible niveau d’offre pour le manganèse et une forte demande en nickel de la part du secteur des batteries électriques, le groupe minier a augmenté significativement ses volumes (+16% pour le manganèse au Gabon, +31% pour le nickel en Nouvelle-Calédonie et +33% pour le nickel en Indonésie) et profité de prix de vente élevé (+45% à +70% pour les alliages de manganèse en Europe et +58% pour le nickel). En conséquence, l’excédent brut d’exploitation a plus que triplé sur la période pour atteindre un niveau record de 982 millions d’euros, tandis que le cash-flow s’est hissé à 429 millions d’euros. Désormais recentré sur ses activités minières avec la vente en cours de la filiale Aubert & Duval et le projet de cession engagée d’Erasteel, Eramet a renforcé ses fondamentaux pour pouvoir résister à un changement de conjoncture mais aussi se développer sur de nouveaux segments comme le lithium avec la construction d’une première usine en Argentine dont le coût est estimé autour de 550 millions de dollars.