A l'instar des valeurs de distribution discrétionnaire, Maisons du Monde fait l'objet d'une forte défiance en Bourse, à la fois pénalisé par les perturbations dans la chaine d'approvisionnement (une bonne partie des articles viennent d'Asie), par la hausse des coûts du fret, par l'inflation du prix des matières premières et de l'énergie et par la force du dollar qui réenchérit le poste des achats. Le groupe doit également faire face à l'érosion du pouvoir d'achat des ménages et d'un moindre appétit dans leurs dépenses. Cela a commencé à se traduire dans les chiffres du deuxième trimestre avec une chute de 8,3% des revenus à 290,9 millions imputable à une normalisation des ventes sur internet (en repli de 34,2%) après avoir connu un succès remarquable pendant les périodes de confinements liées à la crise sanitaire. La fréquentation des 350 magasins du groupe est restée bonne et s'est transformée au deuxième trimestre par une progression de 12,5% des ventes. Compte tenu des trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires ressort en baisse limitée de 4,8% à 603,9 millions. Mais c'est surtout les effets de l'inflation qui ont pénalisé la rentabilité de Maisons du Monde avec une érosion de 1,45 point de sa marge brute à 64% et de 2,84 points de la marge opérationnelle courante retombée à 4,7%.