Recommandé sur ce site le 16 décembre en "conseil du jour" à un cours de 13 euros, le titre Compagnie des Alpes peine à décoller. Certes, il s'est bien repris sur les trois derniers mois avec un rebond de 13% de son cours de bourse mais affiche un repli d'un peu moins de 3% depuis le début de l'année. Si les récentes chutes de neige sur les stations de ski ravissent les professionnels de la montagne et rendent confiants les équipes de Compagnie des Alpes à la veille d'accueillir les vacanciers au mois de février en espérant que les menaces de grèves de la SNCF et des remontées mécaniques agitées contre la réforme des retraites ne viennent pas gâcher la fête, c'est le coût de l'énergie qui demeure au centre des inquiétudes. Avant prise en compte d'aides éventuelles de l'Etat, la facture énergétique du groupe pourrait être multipliée par 2,6 fois et s'élever à 65 millions (contre 25 millions l'an dernier). Difficile pour le groupe d'en répercuter l'essentiel auprès d'une clientèle déjà pénalisée par l'érosion de son pouvoir d'achat lié à l'inflation et qui puise dans son épargne pour s'offrir quelques loisirs. En attendant, le premier trimestre du nouvel exercice 2022/2023 clos fin septembre s'est révélé de bonne facture avec une croissance de 21,3% à 202,3 millions reflétant une solide dynamique interne de 15,3% et des effets périmètres avec l'intégration de MMV, le deuxième opérateur d'hôtels et de résidences clubs des Alpes.