Les investisseurs n’ont même pas sanctionné LVMH après l’annonce d’un ralentissement de son rythme de croissance au dernier trimestre 2022 (+9% en organique contre +20% sur les neuf premiers mois de l’année), pas plus que l’érosion de 1,3 point de la marge opérationnelle au deuxième semestre. Un phénomène qui s’explique par un marché chinois très perturbé par la politique zéro-Covid et le maintient de dépenses de marketing très élevées. Les performances du numéro un mondial du luxe sur l’ensemble de l’exercice restent en effet exceptionnelles puisque le chiffre d’affaires a progressé de 23% pour atteindre 79,1 milliards d’euros, tout comme le résultat opérationnel, ce qui permet à la marge de se stabiliser à un très haut niveau de 26,5% malgré d’importants défis à relever (inflation, fluctuations du marché chinois…). La marge aurait été meilleure encore si le groupe n’avait pas décidé de supprimer les canaux de vente parallèles de sa division parfums dont les résultats ont baissé en 2022. Malgré un cash-flow libre en repli en raison de gros investissements, notamment dans l’immobilier, le groupe va augmenter son dividende de 20% pour le hisser à 12 euros par action, signe d’un certain optimisme pour l’avenir.