Le violent rebond amorcé mi-octobre par l’action Elior a pris soudainement fin avec la publication des chiffres d’activité du premier trimestre de l’exercice 2022/2023 (période octobre à décembre). En cause, une activité moins dynamique qu’escomptée par les investisseurs même si la croissance organique des ventes a tout de même atteint 11,7% sur la période en profitant toujours d’un effet de rattrapage covid. Les hausses de prix pratiquées par le groupe de restauration collective sont restées modérées sur la période à 3,8% et elles ont surtout concerné les contrats passés avec le secteur des entreprises, alors que l’exercice est plus difficile sur le marché de l’enseignement, de la santé et du social qui représentent 56% du chiffre d’affaires du trimestre. Elior a néanmoins poursuivi le travail de renégociation pour faire face aux pressions inflationnistes, notamment sur les denrées alimentaires. Au 31 décembre, 73% des contrats du groupe avaient ainsi été renégociés contre 67% au 30 septembre 2022. Cela représente 234 millions d’euros de hausses de prix sur 12 mois glissants. Mais les investisseurs s’attendaient à un taux de renégociation plus élevé de l’ordre de 90%, de sorte que le redressement des marges pourrait prendre un peu plus de temps que prévu.