Mauvaise nouvelle pour les actionnaires d’Elior, le redressement de la rentabilité s’annonce plus long que prévu. Le groupe de restauration collective, qui avait été très affecté par la pandémie, a certes renoué avec une bonne dynamique commerciale comme en atteste la croissance organique de 14,1% de son chiffre d’affaires au premier semestre de l’exercice 2021/2023 clos le 31 mars. Une dynamique favorisée à la fois par une effet volume de +8% et un effet prix de +4,5%, avec un rebond plus fort chez les entreprises que dans l’enseignement qui avait mieux résisté pendant la période Covid. A cet égard, le groupe a obtenu des renégociations de prix supplémentaires de 144 millions d’euros sur le semestre, portant le total cumulé à 283 millions d’euros. Mais ce n’est pas encore suffisant pour atteindre facilement les objectifs fixés en début d’année visant pour l’ensemble de l’exercice une marge d’excédent brut d’exploitation comprise entre 1,5% et 2%. La direction s’attend à ce que la performance atterrisse dans le bas de cette fourchette. En cause, la baisse de la pression inflationniste sur les denrées alimentaires qui devrait survenir un peu plus tard qu’initialement anticipée, tandis que d’un autre côté, les collectivités locales en France rechignent à accepter des hausses de prix au-delà des clauses d’indexation malgré la décision du Conseil d’Etat qui en autorise le principe.