Il n’y aura donc pas eu de mesures de soutien majeure en faveur des promoteurs immobiliers de la part du gouvernement. Le Conseil National de la Refondation Logement a en effet présenté ses conclusions plutôt minimalistes et très en deçà des attentes du secteur qui connait un crise importante avec une chute des réservations de logement neufs de 34% sur le premier trimestre 2023 après une baisse de 22% sur l’ensemble de l’année dernière en raison de la hausse des coûts de construction liée aux problèmes de pénuries, mais aussi de la remontée brutale des taux d’intérêt qui a raboté sérieusement la capacité d’emprunt des ménages. Sans oublier les difficultés à obtenir des permis de construire de la part des maires toujours réticents. La seule bonne nouvelle réside dans le prolongement du prêt à taux zéro (PTZ), mais il sera désormais recentré sur l’achat en logements collectifs neufs et dans les zones les plus tendues. Le dispositif fiscal Pinel à disposition des investisseurs particuliers va donc disparaitre à la fin de 2024 et ne sera pas remplacé car jugé trop coûteux. L’accent sera surtout mis sur l’accompagnement des volumes à travers l’acquisition de logements sociaux par CDC Habitat (17.000 unités) et Action Logement (30.000 unités) mais qui ne génèreront pas des marges aussi importantes que le Pinel pour les promoteurs.