Dix mois après l’éviction de Virginie Morgon à la tête du groupe d’investissement présent dans le private equity, la dette privée, l’immobilier et les actifs d’infrastructure, désormais dirigé par le tandem Christophe Bavière et William Kadouch-Chassaing, l’heure est venue de changer de stratégie afin de combler la décote boursière dont souffre l’action Eurazeo en bourse. Faut-il y voir la main de la famille Decaux qui doit sans doute se désespérer de voir sa participation de 17% au capital ne pas se valoriser suffisamment ? Toujours est-il que la nouvelle direction vient de prendre un virage important en accélérant la transition vers un modèle d’affaires moins consommateur de bilan. Pour cela, Eurazeo entend réaliser pour 7 milliards d’euros de cessions parmi ses participations au cours de la période 2024-2027 pour en réinvestir moins de la moitié (3 milliards) en vue de retourner pas moins de 2,3 milliards d’euros aux actionnaires sur la période sous forme de dividendes (800 millions) et de rachats d’actions, 1,5 milliard). L’objectif est de réduire à 20% la part minimum du bilan dans les fonds à l’horizon 2027 contre environ 35% sur la période passée, tandis que le capital investi va diminuer de 30%.