Alors que la présentation du plan stratégique à trois ans par Philippe Guillemot, le nouveau directeur général du groupe de restauration collective, pouvait constituer un catalyseur pour le titre, durement sanctionné depuis un an, les investisseurs ont préféré rester sur un sentiment de défiance. Pour la période 2019 à 2021, Elior table pourtant sur une croissance organique de son chiffre d’affaires de plus de 3% par an en moyenne et sur une progression deux fois plus importante de son excédent brut d’exploitation. Mais la direction a fait preuve de prudence pour la première année de ce plan en ne retenant qu’une hypothèse de stabilité de la marge brute d’exploitation par rapport à une année 2018 assez faible et impactée par des éléments considérés comme ponctuels comme par exemple le démarrage de nombreux nouveaux contrats, les mauvaises conditions climatiques de début d’année ou encore les grèves en France. Cela signifie que les marchés vont devoir attendre la deuxième année du plan (2020) pour observer une éventuelle inflexion de tendance, ce qui représente un horizon assez long. Rappelons que le groupe avait adressé en mai dernier une alerte sur les résultats de l’exercice 2017/2018 en prévoyant une croissance organique inférieure à 3% et une marge brute comprise entre 7,5% et 7,8%.