L’addition commence à être lourde pour les actionnaires de Valeo. Alors que l’équipementier automobile avait déjà refroidi les marchés en février dernier à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, il n’est pas parvenu à les rassurer davantage en annonçant des performances un peu moins bonnes que prévu sur ce premier semestre et surtout en prévenant que sa marge opérationnelle de l’ensemble de l’exercice pourrait légèrement baisser par rapport au niveau de 2017 (7,8% du chiffre d’affaires) alors qu’il tablait jusque-là sur une stabilité. L’action a de nouveau été durement sanctionnée et présente désormais un bilan négatif de près de 30% depuis le début de l’année. Comme prévu, l’activité a pourtant accéléré au deuxième trimestre (+5% à périmètre et taux de changes constants, contre +1% au premier trimestre) et le groupe a continué de surperformer la production automobile sur ses principaux marchés, excepté en Chine, mais la hausse des matières premières et les amortissements liés aux investissement dédiés à la croissance future ont fait plier la marge brute de 0,2 point sur l’ensemble du semestre. Et si la marge opérationnelle, hors sociétés mises en équivalence, a été malgré tout stabilisée, à 7, 7% du chiffre d’affaires, ce n’est que grâce à une diminution des frais de recherche et développement.