Douche froide pour les actionnaires d’Actia ! L’action de ce spécialiste de l’électronique au service de la gestion des systèmes, essentiellement dans les domaines de l’automobile et des télécommunications, a dévissé après la publication de comptes semestriels fortement dégradés, alors que les investisseurs pouvaient, au contraire, tabler sur une amélioration dans la mesure où l’exercice 2017 avait supporté d’importants surcoûts logistiques. Malgré une progression satisfaisante de 3,6% du chiffre d’affaires (+6,2% à taux de changes constants) et une belle accélération au deuxième trimestre (+12,7%), le résultat opérationnel s’est effondré de 84,8% pour revenir à 1 million d’euros. Actia a cumulé les obstacles pour pouvoir mettre en œuvre sa stratégie de diversification du portefeuille clients. Il a d’abord fallu investir dans un nouveau centre de production propriétaire aux Etats-Unis et créer une filiale en Tunisie pour adresser le marché africain. Dans l’activité dédiée à l’automobile (92% du chiffre d’affaires), la rentabilité a été affectée par l’augmentation des frais de recherche et développement liée à la montée en puissance des nouvelles mises en production, ainsi que par l’inflation des prix des composants sur un marché en situation de pénurie. L’arrêt d’un contrat rentable avec Jaguar Land Rover a aussi dégradé le mix produit.