Intégrée à notre sélection du "coin du spéculateur" le 11 octobre à un cours de 45,80 euros, le titre de cet acteur mondial de la distribution et de stockage de produits pétroliers a de nouveau été sévèrement attaqué en fin de semaine, chutant de plus de 13% et portant son recul à un peu plus de 26% depuis le début de l'année. Une année 2018 a rapidement oublié pour ce groupe réputé traditionnellement pour son profil défensif et qui a déjà été lourdement sanctionné. Une première fois début juin au moment où le management a évoqué les difficultés du site de stockage en Turquie (activité en retrait de 82%) pénalisé par les tensions géopolitiques avec le Kurdistan irakien et par la nécessité de céder une nouvelle société iranienne tout juste acquise et spécialisée dans le négoce de bitume en raison des sanctions décidées en mai par le président américain à l'égard de la République Islamiste. Cette filiale a donc été revendue obligeant Rubis à provisionner ses comptes du premier semestre de 15 millions. Ces deux facteurs exogènes sont de portée limitée sur les comptes du groupe dont l'essentiel des profits provient de l'activité de distribution (71% du résultat opérationnel) mais ne devraient pas permettre au groupe de délivrer sur l'ensemble de exercice une croissance de ses résultats comme à l'accoutumée. Une hypothèse actée par le marché en septembre au moment des comptes semestriels et qui a valu au titre une nouvelle déconvenue.