L’arrestation de Carlos Ghosn pour des soupçons d’abus de biens sociaux de de fraude fiscale au Japon a fait l’effet d’une bombe au sein de l’alliance constituée entre Renault, Nissan et Mitsubishi mais aussi sur les marchés puisque l’action du constructeur automobile français a dévissé de plus de 8% sur la seule séance du 19 novembre. Ce coup de théâtre se révèle d’autant plus déstabilisant que Carlos Ghosn avait une énorme emprise sur l’alliance qu’il dirigeait d’une main de fer. Personne n’imagine aujourd’hui qu’il conservera ses fonctions tant chez Nissan que chez Renault ou Mitsubishi, même si Carlos Ghosn restera le sauveur incontesté de Nissan et aura largement contribué au rayonnement de l’alliance formée avec Renault dans le Monde. Une nouvelle ère va donc s’ouvrir pour Renault ainsi que pour ses alliés japonais et déjà les premières questions fusent : Qui pourra remplacer un patron aussi talentueux que Carlos Ghosn ? L’homme providentiel aura-t-il encore le commandement des trois constructeurs de l’alliance ? Faut-il maintenir l’alliance ou la dissoudre ? Nissan parviendra-t-il à rééquilibrer les liens capitalistiques avec Renault dont il ne possède que 15% des titres alors que Renault détient 44% du capital de Nissan ?