L’heure du réveil a-t-elle enfin sonné pour l’action du gestionnaire de résidences touristiques ? Il faut le souhaiter car, même après avoir progressé de plus de 15% depuis le début de cette année, elle perd encore près de 55% de sa valeur sur douze mois. Plusieurs éléments négatifs ont pesé sur la valorisation du dossier l’an dernier. Tout d’abord, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes et l’exercice 2017/2018 s’est soldé une nouvelle fois par une lourde perte de 45,9 millions d’euros. Ensuite, la dimension spéculative du dossier a aussi perdu de sa consistance depuis que le fondateur, Gérard Brémond, a confié la direction générale du groupe à son fils, Olivier, avec des aménagements pour conserver le contrôle familial. En outre, alors que l’on pouvait penser que le groupe chinois, HNA, prendrait le contrôle de Pierre & Vacances après avoir acquis 10% de son capital, il n’en a rien été. Au contraire, face à d’importantes difficultés financières, HNA a revendu à SITI, le holding de la famille Brémond, sa participation au mois de décembre, de sorte que SITI détient désormais 49,81% du capital et 64,91% des droits de vote. Cela signifie-t-il que les projets de développement de Pierre et Vacances en Chine sont compromis ? Pas certain dans la mesure où le groupe a déjà identifié 9 projets dans ce nouveaux pays, dont la plupart avec des partenaires locaux autres que HNA.