Deuxième plus forte baisse hier de l’indice SBF120, derrière Nexity, le titre de cette affaire familiale (contrôlée à 61% par la famille Merceron-Vicat) présente depuis plusieurs siècles dans le ciment, a été lourdement sanctionné à la suite d’une publication décevante de ses comptes annuels. D’un montant de 435 millions (contre 445 millions anticipés), l’excédent brut d’exploitation s’est inscrit en retrait de 2,2% d’un chiffre d’affaires lui-même en légère progression de 0,7% à 2,58 milliards d’euros. La performance reflète une érosion d’un demi-point de la marge revenue à 16,8% imputable en grande partie à la dépréciation de bon nombre de devises essentiellement des pays émergents (livre turque, livre égyptienne et roupie indienne) mais également à la mauvaise orientation de certains marchés (Europe hors France, Turquie à partir du second semestre, Egypte). L’effet devise aura amputé de 22 millions l’excédent brut d’exploitation et de 138 millions le chiffre d’affaires dont la moitié est liée à la livre turque.