Il n’y a pas eu de miracle au cours du premier semestre 2019. Les incertitudes liées à la guerre commerciale et au Brexit ont logiquement freiné l’ardeur des sociétés et leur volonté de réaliser des opérations de croissance externe. Cela s’est naturellement ressenti dans le principal métier de Rothschild & Co qui est le conseil financier (conseil en fusions et acquisitions et conseil en financement). Ses revenus ont chuté de 14% pour retomber à 545 millions d’euros, sachant toutefois que la base de comparaison du premier semestre 2018 était historiquement élevée. Malgré une baisse de 11% de l’activité conseil, le groupe s’est classé à la deuxième place mondiale par le nombre d’opérations réalisées au cours des 12 mois se finissant en juin 2019. Rothschild a par exemple apporté son conseil à Coca Cola pour l’acquisition de Costa Coffee pour 5,1 milliards de dollars, à RPC Group pour sa cession à Berry Global Group ou encore à Volkswagen pour la scission et l’introduction en bourse de sa filiale Traton. Hors dépenses exceptionnelles liées aux investissements de développement aux Etats-Unis, la marge opérationnelle du groupe a certes baissé de 1,4 point, mais se maintient à un niveau élevé de 17%.