Rares sont les petites capitalisations boursières récemment introduites en Bourse de Paris à afficher une performance boursière positive. Cogelec en fait l'amère expérience. Par rapport à ses premiers pas en Bourse réalisés le 18 juin 2018 à un prix de 11,75 euros, le titre a quasiment été divisé par deux. La faute à un contexte boursier peu favorable à l'univers des petites et moyennes capitalisations et à une stratégie ambitieuse de développement en Europe et de structuration de ce leader français du contrôle d'accès dans l'habitat collectif. Pourtant, le business model déployé par Cogelec a tout pour séduire les investisseurs : il équipe plus de 1 million de logements en France en solutions de contrôle d'accès sans fil (interphones, badges) sous la forme de contrats long durée (en moyenne de 9 à 10 ans) générant des revenus d'abonnement (26% du chiffre d'affaires) appelés à monter en puissance et à augmenter la récurrence des facturations et, par conséquent, la visibilité de l'entreprise. Avec des niveaux de rentabilité beaucoup plus élevés que lors de la pose d'équipements (marge brute de 90% sur les abonnements contre 60% sur le matériel). Le potentiel du marché des contrôles d'accès dans l'habitat collectif est considérable (15,4 millions à équiper). Et pas seulement dans le neuf puisque on évalue également en rénovation à 18% des logements déjà existants qui sont équipés d'interphonie sans fil. L'autre atout du business model de Cogelec est la génération d'importants flux nets de trésorerie puisque le métier n'est pas trop capitalistique et que les clients (syndics, bailleurs sociaux) souscrivent à une offre prépayée et s'acquittent donc au début des contrats des prestations de services sur la durée de 10 à 15 ans.