Rares sont les introductions en bourse à tenir leurs promesses et BIO-UV Group appartient à cette caste très fermée. En témoigne la performance de son cours de bourse et la qualité des comptes semestriels tout juste dévoilés. Introduite voilà deux ans le 10 juillet 2018 à 3,84 euros, l'action a inscrit le 20 avril en pleine crise boursière et sanitaire un record à 8,66 euros avant de faire l'objet assez logiquement de prises de bénéfices. Ce qui ne l'empêche pas depuis le début de l'année d'afficher une progression insolente de 76%. En cause, cette petite affaire fondée de dirigée par Benoit Gillmann évolue sur le segment très porteur du développement durable, une thématique très prisée des investisseurs et, plus particulièrement, sur le créneau du traitement des eaux à travers une offre de systèmes innovants de désinfection par ultraviolets. Le marché est considérable au regard de l'accès très limité à l'échelle de la planète de la population à l'eau potable (seulement 3 habitants sur 10) et le groupe s'adresse à trois secteurs : celui des municipalités avec les piscines et les spas, celui de l'industrie avec le traitement des eaux usées et celui du maritime avec le traitement des eaux de ballast rendu obligatoire depuis 2017 pour les navires en activité avec une échéance de mise en conformité repoussée de 2024 à 2025 avec la crise sanitaire.