Les cours du pétrole auront connu une année 2020 de tous les excès à l’instar des marchés boursiers. Après être descendu dans les abîmes au début de la crise sanitaire, et avoir même évolué en territoire négatif aux Etats-Unis un court instant, ils ont enregistré un beau rebond à la fin de l’année dernière à la faveur de la découverte des vaccins contre le coronavirus. Ils sont ainsi passés de moins de 40 dollars le baril pour le brent, la référence européenne, à la fin du mois d’octobre à plus de 56 dollars aujourd’hui. La reprise de l’activité économique en Asie, et notamment en Chine, le repli des stocks aux Etats-Unis, et la discipline des pays producteurs, qui respectent les quotas décidés, expliquent ce rebond des cours. Ce dernier pourrait se prolonger dans les mois à venir avec le retour à la vie « normale » en Europe et aux Etats-Unis grâce à l’accélération des campagnes de vaccination. Le redressement des cours de l’or noir pourrait même s’installer dans la durée. La réduction des investissements par les compagnies pétrolières devrait se traduire par une contraction de leur production, sachant que le déclin naturel des champs est de l’ordre de 4 à 5% par an, à un moment où la demande retrouvera son niveau d’avant la crise.