Le titre de l’assureur-vie n’est pas de ceux qui font passer des frissons aux actionnaires, - il est tout juste revenu à son niveau d’avant le déclenchement de la crise sanitaire mi-février -, mais il possède néanmoins des atouts pour séduire les investisseurs : une faible valorisation et un rendement élevé. Le champion de l’assurance-vie en France s’est montré plutôt résilient l’an dernier. Sur la base d’un chiffre d’affaires de 27 milliards d’euros, en repli de 17,3% (et de 11,5% à périmètre et change constants), le résultat brut d’exploitation a atteint 2,6 milliards, en recul de 14%, et le résultat net part du groupe s’est élevé à 1,35 milliard contre 1,41 milliard un an auparavant. L’activité de l’assureur, dont le modèle économique repose sur des accords de distribution avec d’autres sociétés, notamment des banques, a été pénalisée au premier semestre par la fermeture au public des agences bancaires, mais elle a connu une forte dynamique commerciale sur la seconde partie de l’année. Fort de ces résultats, CNP Assurances a fixé le dividende pour 2020 à 1,57 euro par action, dont 0,77 euro de dividende régulier et 0,80 euro à titre exceptionnel. Au cours actuel, il fait ressortir un rendement de 9,4%. Il devrait être mis en paiement le 23 avril prochain.