Parmi les rares acteurs de l’économie circulaire cotés à Paris figue Ecoslops. Cette petite société a développé une technologie unique et innovante de raffinage pour transformer les résidus d’hydrocarbures en nouveaux carburants et bitume léger conformes aux standards internationaux. Les déchets traités sont principalement d’origine maritime (« slops » et « sludges ») mais peuvent également provenir de nettoyage de cuves ou de pipeline, ou de contaminants terrestres. La solution proposée par la cleantech est déployée via des unités de traitement de taille très réduite par rapport aux raffineries classiques : le P2R, capable de traiter 100 tonnes par jour de résidus, et une version miniaturisée et automatisée, le mini P2R, récemment développé et rebaptisé Scarabox. Avec une capacité de traitement de 3 à 6.000 tonnes par an, cette dernière s’adresse essentiellement aux ports de petite taille. Le marché adressable par Ecoslops, la collecte et le traitement des déchets maritimes, est estimé par un bureau d’analyse à plus de 5,5 milliards d’euros. Les concurrents sont pour la plupart des acteurs locaux qui n’exploitent souvent qu’une concession portuaire. Enfin, le groupe pourrait étendre son activité au recyclage des huiles de vidange grâce à la Scarabox, ce qui pourrait lui ouvrir un marché encore plus vaste.