Parmi les titres toujours en retard figure en bonne position celui du groupe de haute technologie pour la défense, la sécurité numérique et l’aérospatiale. Bien qu’il se soit adjugé plus de 12% depuis le début de l’année, il n’a pas retrouvé son niveau d’avant le déclenchement de la crise sanitaire, en février 2020. L’activité de Thales est certes pénalisée par le repli du marché de l’aéronautique civile, qui a d’ailleurs atteint un point bas, mais le dynamisme de ses autres métiers, et notamment du transport et des activités d’identité et de sécurité numériques, a plus que compensé le recul important des performances du secteur aérospatial. Au point que sa rentabilité opérationnelle a retrouvé un niveau proche de 2019. Le résultat opérationnel a ainsi atteint au premier semestre 768 millions d’euros, en hausse de 121%, à partir d’un chiffre d’affaires de 8,4 milliards, en progression de 8,7% et de 9,8% à périmètre et taux de change constants, ce qui fait ressortir une marge opérationnelle de 9,1% contre 4,5% un an auparavant et 10,9% pour l’ensemble de 2019. Quant au résultat net part du groupe, il s’est établi à 433 millions contre 65 millions un an auparavant. Enfin, grâce à une forte génération de liquidités, l’endettement net a été ramené à 2,5 milliards contre 3,9 milliards un an plus tôt.