L’après crise sanitaire a donné lieu à des retournements de situation spectaculaires pour certains groupes. C’est le cas du producteur d’acier inoxydable et d’aciers électriques qui se dirige vers un exercice exceptionnel. D’ores et déjà, sur le seul premier semestre, le résultat d’exploitation a atteint 375 millions d’euros contre 48 millions un an auparavant à partir d’un chiffre d’affaires de 2,45 milliards, en hausse de 31,2%. Le groupe a bénéficié de la très bonne orientation de l’activité au Brésil (qui représente un tiers de ses ventes), de la reprise en Europe et d’un environnement de prix normalisé sur le Vieux continent. Le bénéfice net s’est ainsi élevé à 329 millions contre 50 millions un an auparavant. Et la confiance règne pour la suite de l’exercice, le groupe anticipant « le meilleur second semestre de son histoire ». Sur cette base, le consensus recueilli par FactSet table sur un résultat net part du groupe de 653 millions d’euros, qui établirait un record absolu. Une perspective que le titre capitalise à peine 5,8 fois. La question est de savoir si Aperam est en mesure d’enregistrer des performances voisines l’année prochaine, sachant que les niveaux historiques atteints cette année seront hors de portée. Or l’environnement porteur qui prévaut aujourd’hui pourrait persister en 2022. C’est le pari que nous faisons.