Parmi les valeurs qui n’ont pas récupéré le terrain perdu lors de la récente correction des marchés figure la bourse paneuropéenne. Le titre, que nous avions recommandé au mois de mai dans la rubrique du « Coin du spéculateur » de la Lettre de la bourse sans pour autant pouvoir l’intégrer dans notre sélection, a cédé près de 10% en l’espace d’un mois. Il est désormais revenu à un cours d’achat après avoir touché un plus haut historique à 105,50 euros le 16 septembre dernier. L’acquisition au mois de mai de Borsa Italiana, la bourse de Milan, qui avait motivé notre conseil à l’époque, reste pertinente et lui ouvre de belles perspectives, en lui conférant une nouvelle dimension et en lui apportant de nouveaux métiers. L’opérateur des bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne, Dublin et Oslo a renforcé sa position de leader européen des marchés actions avec 1.900 sociétés cotées sur ses marchés, et près de 12 milliards d’euros de transactions en actions et fonds indiciels tous les jours en moyenne sur ses plateformes. Et deux nouveaux métiers sont venus compléter son périmètre : ceux de chambre de compensation et de dépositaire central. Cette opération lui a aussi apporté une plus grande diversification de ses revenus, et une moindre cyclicité, plus de la moitié des facturations n’étant pas liée à l’évolution des volumes.