Le numéro deux mondial des gaz industriels fait partie de ces valeurs qui enregistrent des performances solides en toutes circonstances. Un atout indéniable alors que la crise en Ukraine pourrait entraîner des conséquences importantes sur la croissance de la zone euro, et par ricochet, sur les performances des entreprises. Les résultats de l’exercice écoulé, qui se sont avérés excellents, en apportent une nouvelle démonstration alors que le contexte a encore été marqué par la crise sanitaire et de fortes tensions inflationnistes. Pour un chiffre d’affaires de 23,3 milliards d’euros, en hause de 13,9% et de 8,2% à données comparables, le résultat opérationnel courant a atteint 4,2 milliards, en progression de 9,8%, laissant apparaitre une marge opérationnelle de 17,8%, en progrès de 70 points de base si l’on exclut l’impact de la hausse des prix de l’énergie. Toutes les branches d’activité et toutes les zones géographiques de la branche Gaz & Services (soit 95% des ventes du groupe) ont contribué à cette performance. D’autre part, Air Liquide, et c’est là la grande force de son modèle, a répercuté immédiatement à ses clients industriels la hausse des prix de l’énergie, et y est parvenu, avec un temps d’ajustement, pour ses autres clients. Un « pricing power » qui lui sera encore utile pour 2022. Enfin, le résultat net a progressé de son côté de 5,6% pour ressortir à 2,57 milliards d’euros.