Les facteurs d’incertitude sur les marchés ne manquent pas depuis le début de l’année, entre la guerre en Ukraine et son imprévisible évolution, le comportement des banques centrales quant au rythme de resserrement de leur politique monétaire, la montée de l’inflation, sans compter l’issue du scrutin électoral en France. Ils se traduisent par une grande nervosité et une forte volatilité. De quoi alimenter l’activité de cette société spécialisée dans les techniques d’arbitrage sur les marchés financiers pour compte propre et pour compte de tiers, qui devrait se diriger vers un nouvel exercice de bonne facture. C’était déjà le cas l’an dernier, même si après une année 2020 totalement inédite, les résultats se sont inscrits tout naturellement en léger repli. Son produit d’activité courante s’est ainsi élevé à 64,1 millions d’euros en 2021 contre 68,8 millions un an plus tôt, tandis que le bénéfice net a été ramené à 28 millions d’euros contre 35,1 millions un an auparavant et 18,3 millions en 2019. La raison : les paramètres des marchés financiers ont retrouvé une certaine normalité. L’indice de volatilité, le célèbre Vix, s’est établi en moyenne sur l’année à 20%, soit son niveau historique moyen, tandis que les opérations de fusions-acquisitions sont fortement reparties dans le monde. Enfin, les encours clients du groupe ont progressé de 39% pour atteindre 512 millions d’euros à fin décembre.