Action préférée des français, la Fdj sous performe très largement le marché depuis l'atteinte d'un record historique le 25 juin 2021 à 51,70 euros et l'annonce un mois plus tard du lancement d'une enquête par la commission européenne sur les droits exclusifs accordés par l'Etat à la société pour exploiter les loteries et paris sportifs pendant une période de 25 ans. La situation de monopole de la Fdj sur les jeux de hasard n'est pas en cause mais le montant versé par la Fdj en contrepartie est jugé trop faible (380 millions). Depuis l'action du numéro deux européen de la loterie, quatrième au plan mondial, a perdu 3,7 milliards de capitalisation. Une somme conséquente qui paraît prendre en compte le risque d'une demande de rallonge de l'indemnité à verser à l'Etat. L'expert en charge de la valeur du bureau d'études de la prestigieuse banque américaine Citi l'estimait au début de l'été plutôt à 1,06 milliard, soit un complément à verser de 680 millions pour la Fdj. Une somme à sa portée au regard de la solidité de son bilan qui faisait état à la fin du premier semestre d'une trésorerie nette de 891 millions représentant à elle-seule 14,5% de la capitalisation boursière. Mais l'hypothèse de Citi semble excessive si l'on en croît les déclarations rassurantes de la patronne de la Fdj, Stéphane Pallez, qui s'estimait à la dernière assemblée générale du 26 avril 2022 très confiante sur l'issue attendue d'ici la fin de l'année de l'enquête lancée par Bruxelles.