Le bout du tunnel est-il en vue pour JCDecaux? Il faut l'espérer car voilà deux ans que ce leader mondial de la communication extérieure fondé en 1964 par Jean-Claude Decaux (la famille contrôle 65,5% du capital) souffre des effets de la crise sanitaire. Au point d'être tombé en lourdes pertes en 2020 (605 millions après impôt). Très présent dans le transport (gares, métros et aéroports), dans le mobilier urbain et l'affichage, le groupe a commencé à se redresser l'an dernier avec la levée progressive des restrictions sanitaires un peu partout sur la planète. Seul petit bémol, la politique de tolérance zéro covid en Chine handicape le groupe qui réalise un quart de son activité dans la zone Asie-Pacifique dont une part essentielle en République Populaire. Or, Xi Jinping, nouvellement réélu à la tête de la deuxième puissance mondiale pour un mandat de cinq ans, pourrait assouplir sa position sur la gestion très stricte de la pandémie. Auquel cas, il s'agirait d'une excellente nouvelle pour JCDecaux susceptible d'accélérer le redressement de ses performances et de compenser un possible ralentissement des dépenses de publicité l'an prochain avec la dégradation de la conjoncture.