Comme beaucoup de ses confrères du secteur de l’emballage, Groupe Guillin n’a pas été épargné par la hausse généralisée de ses coûts tant au niveau des matières premières comme le plastique ou la cellulose (+80% en un an sur certains segments) qu’au niveau de l’énergie. Rien que pour l’électricité, la hausse a atteint 10 millions d’euros sur le premier semestre 2022 par rapport à la même période de 2021. Ces intrants représentent une part importante de la base de coût du groupe qui produit des emballages pour les professionnels des métiers de bouche, de l’industrie agroalimentaire, des fruits et légumes, ou de la restauration collective. Mais la répercussion de leur inflation aux clients ne peut se faire que progressivement, si bien que les hausses de prix dans la profession n’ont guère dépassé 15%. Ainsi, même si le chiffre d’affaires de Groupe Guillin a augmenté de 26,7% sur le premier semestre pour atteindre 436,2 millions d’euros (en partie aussi avec l’intégration de Groupe Frémont), cela n’pas empêché le résultat opérationnel de chuter de 22,8% à 32,2 millions d’euros, traduisant une baisse de 4,8 points de la marge à 7,3%. Même tendance au niveau de la marge nette, ramenée en un an de 9% à 5,4%, un niveau qui reste toutefois honorable, notamment au regard de l’ensemble du secteur.