Si l’on fait abstraction des pertes et des provisions liées au désengagement de la Russie, la Société Générale a réalisé une très belle performance en 2022 avec des revenus en hausse de 9,3%, porté par un niveau d’activité qualifié d’exceptionnel pour les activités de marché et de financement, alors que les activités de banque de détail en France n’ont pas démérité avec un produit net bancaire en progression de 4,1%. En comparaison, les frais de gestion ont augmenté beaucoup moins vite (+4,5%), ce qui se traduit par une belle amélioration du coefficient d’exploitation (le rapport entre les charges d’exploitation et le produit net bancaire) qui recule de 3,4 points à 61%. Autre sujet de satisfaction, l’environnement économique a été suffisamment robuste pour ne pas donner lieu à des provisions massives. Le coût du risque est ainsi resté à un niveau très bas de 0,28% des encours, sachant que le taux d’encours douteux a légèrement diminué pour s’établir à 2,8% et est couvert à 48% par des provisions. Au final, le bénéfice ajusté atteint un record à 5,6 milliards d’euros, mais en publié, il retombe à 2 milliards après l’impact de la cession de la filiale russe Rosbank et de ses filiales d’assurance en Russie, cet impact étant déjà connu depuis le deuxième trimestre.