Y avait-il vraiment de quoi sanctionner l’action Axa d’une baisse de 7,85% vendredi 1er août, le jour de la publication des comptes semestriels ? En dehors du résultat net, ressorti en baisse de 2% à 3,92 milliards d’euros (contre un consensus situé à 4,2 milliards) du fait des effets de changes défavorables, tous les autres indicateurs ont évolué favorablement. A commencer par les primes brutes émises (l’équivalent du chiffre d’affaires) qui ont progressé de 7% pour atteindre 64,2 milliards d’euros, reflétant notamment la croissance du portefeuille de contrats en assurance dommage des particuliers, où les revalorisations tarifaires se sont poursuivies. La dynamique commerciale en assurance vie et santé a aussi été soutenue (+8%) grâce à de bonnes ventes de contrats de prévoyance à Hong Kong, en Suisse et au Japon et à une évolution favorable des contrats en euros et en unité de compte en Italie et en France. Le ratio combiné qui rapporte le montant des indemnisations et des charges aux primes collectées s’est légèrement amélioré, passant de 90,2% à 90% (plus le chiffre est bas et plus la rentabilité augmente), permettant une progression de 6% du résultat opérationnel à 4,5 milliards d’euros. Ramenée au nombre d’actions, la hausse atteint 8% grâce aux rachats d’actions.