Le troisième trimestre, publié le 21 octobre, est très attendu après le choc de l’été. Le 14 juillet, IBM a dévoilé un deuxième trimestre bien inférieur aux attentes: une croissance du chiffre d’affaires limitée à 1%, alors que la direction promettait encore « 5% et plus », et un segment Infrastructure en recul de 7%, plombé par un trou d’air sur les ordinateurs centraux IBM Z et le traitement transactionnel. De nombreux contrats importants ne se sont pas conclus, victimes d’une repriorisation des dépenses des clients. Trois mois plus tôt, le groupe revendiquait pourtant un IBM Z en hausse de 51% et réaffirmait une croissance «de 5% et plus»: le retournement n’en a été que plus brutal. Le titre a chuté de 25% en une séance, effaçant quelque 68 milliards de dollars de capitalisation, et abandonne plus de 20% depuis le 1er janvier. Le cabinet Hagens Berman a depuis ouvert une enquête sur les déclarations passées du groupe au sujet d’IBM Z, un risque à surveiller.