Akwel (ex MGI Coutier) a été particulièrement attaqué en bourse l’année dernière. Cet équipementier automobile spécialisé dans la gestion des fluides et les mécanismes n’est pas le seul dans ce cas puisque l’ensemble du secteur a subit une véritable correction. Mais la sanction a été encore plus lourde pour des raisons parfois justifiée, parfois moins. Comme tout le compartiment automobile, Akwel a vu sa dynamique ralentir en fin d’année dernière en raison des perturbations provoqués dans la chaîne d’approvisionnement par le changement de normes d’homologation des voitures en Europe. Le ralentissement du marché automobile chinois concerne aussi au premier chef le groupe, présent localement avec son usine de Chongqing. A cela s’ajoute des difficultés propres à Akwel, comme son exposition à la Turquie, où la devise s’est effondrée et où les perspectives de croissance pour cette année apparaissent très dégradées. En France, les activités liées aux systèmes anti-pollution, SCR, baissent de régime avec l’érosion des ventes de voitures à moteur diesel. Enfin, le groupe a annoncé devoir faire face à un niveau de retours pour garantie plus important qu’initialement anticipé, suite à la déficience connue d’un produit déjà commercialisé, avec un impact de provision supplémentaire de 25 millions d’euros qui pénalisera les résultats de 2018.