+10% au quatrième trimestre, +10% sur l’ensemble de l’année 2018 : la croissance organique du chiffre d’affaires d’Hermès est si régulière qu’elle ne surprend même plus. En 2017 elle évoluait déjà sur un rythme soutenu de +9%, encore plus haut qu’en 2016 (+7,5%). Certes, la meilleure performance en termes de dynamique en 2018 revient à Kering (Gucci), mais sur la durée, aucune société n’affiche une aussi belle résilience qu’Hermès. Le sellier de la rue du Faubourg Saint-Honoré a ainsi frôlé pour la première fois le seuil des 6 milliards de ventes l’année dernière. Et si la marge opérationnelle ne battra pas le record de 34,6% atteint en 2017, elle en restera proche malgré tout, ce qui constitue une performance alors que la croissance de l’année dernière vient presque exclusivement d’un effet volume. Peu de hausses de prix ont été passées alors que le groupe de luxe aurait pu se le permettre dans un environnement particulièrement favorable. Le pôle maroquinerie-sellerie (50% du chiffre d’affaires) est toujours bien orienté (+9% en 2018) même si sa croissance reste freinée par des capacités de production insuffisantes pour répondre à la demande. Une problématique à laquelle le groupe essaie de répondre en créant régulièrement de nouveaux ateliers. Après la Manufacture de l’Allan, deux nouvelles maroquineries (à Guyenne et à Montereau) ouvriront en 2020, en attendant celle de Louviers en 2021. En attendant, c’est le pôle vêtement et accessoires (22% du chiffre d’affaires) qui s’illustre le plus avec une progression de 14%.