Le 16 mai dernier, la société des Constructions Industrielles de la Méditerranée (CNIM) avait pris de court les investisseurs en évoquant, à l’occasion de la publication du chiffre d’affaires du premier trimestre, l’existence de difficultés rencontrées sur des contrats, susceptibles d’entrainer une lourde perte opérationnelle (40 millions d’euros) sur l’ensemble de l’exercice. Cette perspective a été confirmée lors de la publication des comptes semestriels le 30 août. A l’origine des problèmes, des défaillances de prestataires génie civilistes en Angleterre, générant d’importantes pénalités de retard, mais aussi des surcoûts significatifs sur le contrat d’un centre de valorisation énergétique des déchets aux Emirats Arabes Unis. En conséquences, le résultat opérationnel courant du premier semestre est ressorti négatif à hauteur de 67,2 millions d’euros contre un solde positif de 6,1 millions un an plus tôt. A cela s’ajoutent des charges non courantes (14,9 millions d’euros) liées essentiellement à des dépréciations d’actifs. Si bien qu’au final, le résultat net est ressorti en perte de 79,8 millions d’euros contre un bénéfice de 15,9 millions sur la même période de 2018.