secteur du champagne. Les ventes de bouteilles à bulle ont chuté de 18% l’an dernier pour tomber à 245 millions, ce qui a représenté un manque à gagner d’environ 1 milliard d’euros pour la filière. Cette baisse se révèle néanmoins un moindre-mal dans la mesure où les prévisions initiales portaient sur un repli compris entre 25 et 35%. Après un bon mois de janvier, les ventes se sont littéralement effondrées en avril avant de se redresser cet été, puis de connaitre à nouveau un fort ralentissement à l’automne et de bondir en fin d’année. Elles ont été pénalisées par la chute de la fréquentation touristique, l’annulation des événements professionnels, sportifs et festifs, et la fermeture des restaurants. Si l’export (- 16%) a fait mieux que le marché domestique, les incertitudes concernant les négociations sur le Brexit ont pesé. Le contexte sanitaire devrait encore affecter le marché à court terme, mais à mesure de l’avancée des campagnes de vaccination, les expéditions pourraient reprendre un cours plus normal. Avec l’accord sur la sortie de l’union Européenne de la Grande-Bretagne et l’élection de Joe Biden aux Etats-Unis, les inquiétudes concernant les marchés britannique et américain sont levées. L’occasion de s’intéresser aux valeurs du secteur cotées, et notamment à la première d’entre elles, Laurent-Perrier. D’autant que le titre n’a pas profité de l’embellie récente sur les marchés.