La lettre de la bourse : Bio-UV a annoncé une progression de 73% de son chiffre d’affaires au premier semestre. D’où vient une telle dynamique ?
Laurent-Emmanuel Migeon : l’exercice était pourtant très audacieux car nous avons été confrontés à des hausses des prix de composants et des difficultés d’approvisionnement qu’il a fallu surmonter pour livrer au mieux nos clients. Cette croissance est le résultat de 22 années de travail aboutissant à une gamme de produits performants et d’une belle implication de nos équipes. Notre présence sur trois technologies complémentaires à base d’ultra-violets, d’ozone, d’électrolyse de sel et d’oxydation avancée, ainsi que sur deux segments de marché porteurs, le terrestre, avec le traitement des eaux récréatives et industrielles, et le maritime avec le traitement des eaux de ballast, a représenté un atout majeur pour notre société. Sur le semestre, la dynamique a été particulièrement forte dans le domaine maritime (+30%) grâce à un effet de rattrapage et à une redynamisation du marché en Europe, ainsi que sur le segment récréatif en France. La dynamique a été un peu moins soutenue dans les autres pays d’Europe et au grand export où les mesures de confinement ont freiné l’activité en Asie. L’acquisition, en fin d’année dernière de Corelec, spécialisée dans l’électrolyse de sel pour la désinfection des piscines privées, a aussi contribué à cette forte croissance.