Le groupe a récemment dévoilé un solide premier trimestre de son exercice décalé. Quelle analyse en faîtes-vous et comment se présente la nouvelle année fiscale pour Pernod Ricard ?
Florence Tresarrieu : En effet, notre croissance au premier trimestre est très dynamique, avec 11% de croissance organique et 22% en reporté. Les tendances consommateurs restent bonnes, quelles que soient les régions. Ce très bon début d’année ne fait que confirmer notre confiance dans notre capacité à délivrer une croissance dynamique de notre chiffre d’affaires sur l’année à venir. Le travel retail, qui est pour nous un marché clef, retrouve également des signes de dynamisme, même si nous ne sommes pas encore revenus aux niveaux pré-covid. Dans le contexte d’inflation actuel, le pilotage de nos prix est essentiel pour préserver nos marges. Nos coutants augmentent ce qui nous amène à adapter nos prix selon les catégories, les régions et marchés. Nous poursuivons également nos initiatives de gains d’efficacité opérationnelle dans la gestion de notre activité industrielle. Nous maintenons autour de 16% nos investissements publi-promotionnels, d’ailleurs plus efficaces encore grâce à l’expertise que nous développons en matière d’utilisation de la donnée, ces fameuses « data ». Nous restons très dynamiques dans notre politique de gestion de portefeuille avec des acquisitions ciblées comme l’ont encore prouvé nos dernières annonces. Pour toutes ces raisons nous restons confiants dans l’avenir. Nous disposons de tous les atouts pour tenir nos objectifs de croissance et avons déjà su prouver notre résilience, lors de la crise Covid par exemple. Nous sommes dotés d’un portefeuille extrêmement diversifié et équilibré aussi bien par catégories que par géographies. Ces éléments constituent certains de nos avantages compétitifs et sont de véritables clés de succès pour le Groupe.