Catana vient de publier un chiffre d’affaires en hausse de 46% à 148,6 millions d’euros pour l’exercice 2021/2022 et un résultat opérationnel courant en progression de 67%. Dans quelles conditions s’est passée cette année ?
David Etien : Nous avons connu une année très contrastée et complexe sur la partie logistique et chaîne d’approvisionnement en faisant face à des périodes irrégulières de pièces manquantes, notamment des moteurs que nous avons dû poser ultérieurement sur les bateaux avec des problèmes de productivité évidents. Nous avons aussi connu des contrariétés sur toutes les autres matières telles que les pièces d’accastillage, les boîtiers électriques… Tout cela est arrivé au moment où nous étions engagés dans une phase de forte croissance de 50% de notre production. Les équipes ont malgré tout réussi à s’adapter et à trouver des solutions en travaillant par exemple les week-ends. Sur l’ensemble de l’exercice, nous avons subi une inflation moyenne de 18% à 20% sur nos achats de matière qui représentent 40% à 45% du prix de revient d’un bateau. Des hausses de 7% à 9% sur nos prix de vente ont donc été nécessaires pour compenser cet effet et elles ont été plutôt bien acceptées des clients particuliers et loueurs, sans entraîner une contraction de la demande. Il faut ajouter à cela les pénuries de main-d’œuvre en France, ce qui ne nous a pas empêché de recruter près de 400 personnes l’an dernier.