Quel regard portez-vous sur les comptes annuels de JCDecaux ?
David Bourg : La performance réalisée l’an dernier traduit la poursuite du rebond engagé par JCDecaux depuis la levée des confinements un peu partout dans le monde avec une croissance à deux chiffres dans toutes nos zones géographiques à l’exception de la Chine. Compte tenu du contexte géopolitique et économique difficile et pénalisé par une forte inflation, nous enregistrons de bons résultats avec une forte croissance organique de 16,6% de notre chiffre d’affaires ajusté à 3,31 milliards d’euros avec un fort levier sur notre profitabilité. La marge opérationnelle ajustée de 602,9 millions d’euros a ainsi connu une progression de 42,8% plus de deux fois supérieure à celle des revenus et notre résultat net est redevenu positif à 132,1 millions d’euros. Sans la Chine, la dynamique du chiffre d’affaires organique est encore plus forte (+24,1%). Ce qui donne une idée de notre potentiel lorsque la deuxième puissance mondiale va pleinement redémarrer. Enfin, le groupe a maintenu une génération de flux nets de trésorerie ajustée positive de 43,2 millions d’euros. Sa baisse sensible par rapport à 2021 traduit la priorité donnée à l’investissement qui supporte en partie le paiement pour 85 millions d’euros de droits publicitaires attachés au renouvellement et à l’extension de la concession pour une durée de 15 ans du métro de Shanghai, le plus grand métro du monde.