Thales a commencé l’année 2019 au ralenti. Son chiffre d’affaires a reculé de 2% à données comparables au premier trimestre pour retomber à 3,36 milliards d’euros, tandis que les prises de commandes ont chuté beaucoup plus violemment, de 25%. Des performances que les investisseurs n’ont pas manqué de sanctionner en ramenant le cours de bourse au contact du seuil des 100 euros. Cette phase de consolidation permet de s’intéresser au dossier dans de bonnes conditions dans la mesure où les perspectives de ce spécialiste des systèmes électroniques pour l’aérospatial, le transport, la défense et la sécurité restent intactes aussi bien à court terme qu’à moyen terme. Il faut en effet relativiser la contreperformance des ventes du début d’année par un effet de base très défavorable. Le premier trimestre 2018 avait été particulièrement faste, notamment au niveau des prises de commandes puisqu’il intégrait le contrat géant de 855 millions d’euros relatif au projet One SKY de système de contrôle du trafic aérien en Australie. Il faut toutefois reconnaître que le marché spatial commercial se redresse plus lentement que prévu. Mais pour le reste, les clignotants sont toujours au vert, y compris dans la défense où l’activité, faible en début d’année, devrait connaître une belle accélération sur les prochains trimestres.