Après avoir senti le vent du boulet, Groupe Partouche respire. Par jugement du 4 novembre dernier, le Tribunal de commerce de Paris a autorisé le groupe familial, à la tête de 42 casinos dans l’Hexagone, à sortir du plan de sauvegarde initié fin 2016, avec 3 ans d’avance sur le calendrier initial. Une victoire pour le groupe, qui a avait au préalable remboursé l’intégralité des sommes dues au titre du crédit syndiqué traité sous plan de sauvegarde, soit 78,4 millions d’euros. Pour ce faire, Groupe Partouche avait opéré cet automne des refinancements bancaire et obligataire pour 115 millions. Des mesures qui ont permis d’allonger la maturité de la dette de plusieurs années et réduire les frais financiers. En dehors de cette actualité judiciaire, la firme française est sous le feu des projecteurs en ce début d’année pour la qualité de ses résultats annuels. Avec un bénéfice net de 25 millions d’euros pour l’exercice 2018-2019 (clos le 31 octobre), doublé sur un an – et au-dessus de notre attente de 22 millions -, le casinotier envoie de bonnes ondes. D’autant que les revenus sont bien orientés : le Produit Brut des Jeux, correspondant aux recettes des différents jeux opérés après le paiement des gains des joueurs mais avant les prélèvements effectués par l’Etat et les communes, s’est élevé à 672,7 millions, en hausse de 5,3% sur un an. La croissance de l’activité a été notamment alimentée par le succès des nouveaux formats (jeux online, paris sportifs…).