Trimestre après trimestre, Alstom digère le rachat coûteux de son concurrent Bombardier. Si le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 8% à 8 milliards d’euros au premier semestre de l’exercice 2022/2023 (+5% en organique), il comprenait encore 1,3 milliard d’euros de ventes sur des projets ayant une marge à terminaison négative sur la période. L’héritage de Bombardier continue donc de freiner la rentabilité même si la mise en place des synergies commence à produire ses effets et devrait générer 200 millions d’euros de marge d’exploitation ajustée sur l’ensemble de l’année, soit deux fois plus que sur l’exercice précédent. Au final, la marge opérationnelle s’est tout de même légèrement améliorée, passant de 4,5% à 4,9% en un an malgré l’impact négatif de l’inflation pour 0,8 point. Autre évolution favorable, la génération de cash est certes restée négative de 45 millions d’euros sur le semestre, mais beaucoup moins qu’un an plus tôt (-1,46 milliard), si bien que l’endettement net reste maitrisé à 2,3 milliards d’euros et ne laisse pas présager une augmentation de capital qui pourrait être dilutive pour les actionnaires.